Articles

Management responsable et positif – prévention mobbing

Cet article est écrit par Gilbert Dagon Maître hypno-praticien-PNL / Master Coach certifié, Directeur du Centre Aurora et Aurora Formations, auteur du livre coaching Mental tome 1 « Au-delà des possibles ».
Cabinet Aurora – Echandens-Suisse

Mobbing

Je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour, mais me voilà pleinement concerné aujourd’hui. Depuis quelques années, j’accompagne des personnes, puis des entreprises dans la compréhension et la mise en plachris-lawton-17689-unsplashce de gestion de conflit,mobbing, prévention burn out / Bur out, gestion management responsable et positif et communication inter-entreprise.

Travaillant depuis quelques années au sein d’une multinationale en tant que coach sportif, j’ai été souvent amené à m’occuper de personnes qui subissaient du harcèlement, du mobbing, et des pressions de tous genres avant qu’elles ne finissent en burn out. Les coûts pour l’entreprise sont faramineux. Ces situations sont toutes le fruit d’un management catastrophique.
Les managers n’ont jamais été aussi formés qu’aujourd’hui, donc ces situations ne devraient pas arriver… et pourtant !

Ironiquement, me voilà à mon tour à subir un management catastrophique et du mobbing ; pression, menace, changement régulier d’horaires fixes, mise à l’écart de tout projet et de la vie de l’entreprise, mensonges avérés aux employés et à sa direction, s’attribuant tous les avantages possibles et imaginables au détriment de son équipe jusqu’à mettre en péril le contrat même qui le lie à l’entreprise.

Le plus étonnant est que la direction soutienne le manager sans même faire un audit de l’équipe. Pire, quand il y a une personne de l’équipe qui confie savoir que le manager a commis des fautes graves à répétitions, la hiérarchie couvre le manager et licencie l’employé. Si, si j’ai vu ça !

Où va une telle entreprise ?
Certainement pas vers la réussite !
C’est le début d’un cancer qui va la ronger des années, avant un rachat ou un dépôt de bilan.

« Soignez vos employés et ils soigneront votre business, c’est aussi simple que ça »disait Richard Brandson patron de Virgin.

Si les clients sont normalement au cœur de l’attention d’une entreprise de service, un employé épanoui dans son environnement, dans ses compétences, en accord avec les valeurs managements aura le comportement adéquat pour servir au mieux les clients de l’entreprise.

Pourtant la réalité est toute autre, j’ai vu des entreprises n’avoir pas même conscience du premier niveau d’attention et carrément mépriser ses clients… celles-là peuvent durer quelques temps à renfort de millions versés par des actionnaires remplis d’espoir… qui ne verront malheureusement jamais leur dividende tant le système est corrompu et sclérosé.

J’estime à 75 % le management dirigé contrel’équipe plutôt qu’au service d’une équipe.

Qu’est- le plus difficile dans le travail de Ressource Humaine ?

La planification ou la psychologie et la communication avec les employés ?

Tout le monde sera d’accord pour dire que ces deux derniers demandent davantage d’attention et de compétences.
Est-ce que les formations de Mangement sont axées plus sur la psychologie ou sur la technicité ?
Force est de constater que la psychologie, si elle est abordée, passe largement au second plan.

Pourtant le rapport sur le terrain est de 80% pour la gestion des aspects psychologiques et que de 20% pour la technique.

Souvent les RH ne se bornent plus qu’à deux lettres vides de sens. Il faut à chaque fois que l’on revienne à l’origine de cette abréviation : il s’agit du mot Ressource et du mot Humain. Deux termes qui ont un sens à la fois seul et à la fois assemblés. Comme notre environnement, les ressources humaines ne sont pas inépuisables. Nous devrions peut-être parler alors de ressource écologique d’entreprise. Car un employé qui reste dans son entreprise coûte beaucoup moins qu’un roulement régulier. Le temps moyen de rentabilité d’un employé pour son entreprise se chiffre à plus de  6 mois.

joshua-earle-234346-unsplashIl y a deux types de management. Le premier est tourné vers l’équipe, vers la construction, le rassemblement vers un objectif et des valeurs communes. Le manager ne se considère plus comme un privilégié qui gouverne par autorité. Il est au service de son équipe. La plupart du temps, il tient une position basse, fait des propositions, amène des aménagements pour l’équipe. Il se soucie du bien être de son équipe. Il crée cette cohésion et cette unité. Il fait office de lien entre la direction et les employés. Il gère également la bonne communication au sein de son équipe. C’est tout le secret du leadership en management.

Le second est en quelque sorte tout le contraire, il confond dès le début leadership et autorité. Il biaise la communication et fait en permanence de la rétention d’information qui cause des erreurs et des tors aux employés qui sont seuls à essuyer les réprimandes. Il gouverne en se croyant au-dessus des autres et ne manquera pas d’affirmer ou de faire remarquer sa supériorité hiérarchique. Il remet à l’ordre régulièrement par des menaces de toutes sortes. Ce manager-là, s’octroie tous les avantages au détriment de son équipe (horaires, vacances, avantages ou reconnaissance d’entreprise, etc.) Il considère que son équipe est à son service.

Combien en connaissez-vous des managers comme cela ?

Ce manager n’est à cette place que pour assouvir un besoin de reconnaissance non satisfait. Il confond responsabilité et pouvoir.Son égo malade va tenter de retrouver un peu d’estime de soi par de l’attention et des avantages professionnels. S’ils ne lui parviennent pas, ou que l’équipe fait de la résistance, il tombera malade à son tour, (car oui, il y a de forts risques pour qu’il ait déjà poussé vers la sortie ou vers la maladie bon nombre de ses collaborateurs), il se posera ainsi en victime.

Ce manager-là qui manque de reconnaissance n’a d’égal que son sentiment de médiocrité et souvent l’accompagne un sentiment d’illégitimité par manque de confiance en soi. Il a donc très peur des talents qui l’entourent et cherche en permanence à les écarter. De ce fait, il recrute souvent des novices jusqu’à ce que ceux-ci soient plus performants dans l’esprit du manager qui les évincera alors pour n’importe quelle raison. C’est ainsi qu’on trouve un employé modèle et encensé devenir le pire employé de son entreprise, selon son manager, en quelques mois.

Cette jalousie des talents d’autrui lui fait craindre le pire en permanence et le renvoi sans cesse à son incompétence.

Il ne cherche pas la perfection, il cherche à masquer son incompétence, à coup de mensonges, de tricheries, d’hypocrisie.

Le plus étonnant est que certaines directions soutiennent ce genre de management, soit parce qu’ils sont manipulés par ces esprits malades, soit par pure complaisance. Dans les deux cas cela fera très mal. Ce n’est pas un tort immédiat, c’est quelques choses qui se récoltent dans le temps. C’est ce décalage qui aveugle bien souvent la tête des entreprises.

Ce niveau de management se retrouve bien souvent même au niveau de la direction. Alors c’est l’effondrement de certains services ou même carrément de l’entrepris
e. Dans ce cas, l’entreprise est perdue, si rien ne change elle sera liquidée dans les 5 ans.

Prévention Mobbing

Comment remédier à ce problème ?

Une solution que j’ai rarement vue mise en application par les directions est de faire une évaluation du manager de manière mixte entre la hiérarchie axée sur les résultats d’objectif ET les membres de l’équipe. Une évaluation par l’équipe de manière individuelle et en l’absence du manager. Les langues se délieront et la direction saura exactement ce qu’il en est de lindian-yogi-yogi-madhav-727510-unsplash
a cohésion d’équipe et du niveau de bien être des employés car les résultats eux-mêmes en dépendent.
Il s’agit ensuite de prendre des mesures définies par avance et de les tenir.

Les formations en management ont une forte responsabilité et devraient à mon sens mettre l’accent sur le développement de compétences humaines. C’est la seule façon de rendre prospère une entreprise, toutes les études actuelles tendent à le démontrer mais ce n’est pour l’heure que trop rarement appliqué.

Prenez-soin de vos employés si vous en avez et si vous êtes employés pensez à vous, prenez-soin de vous. Peu d’entreprises se soucient de votre niveau de bonheur, c’est à vous de le faire !

Si vous en êtes victimes, pensez à prendre du recul, de la distance. Renouez avec votre être intérieur et faites le deuil. En tant qu’employé, vous pouvez vous battre mais l’issue ne sera pas en votre faveur. Le deuil est le plus important à faire, cela vous permettra d’agir sans rien avoir à perdre.

Ensuite, trouvez des options, la vie est changement, l’entreprise vous perd, elle se rendra compte bien plus tard ce qu’elle a perdu au détriment de quoi… ce n’est pas immédiat et c’est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas gagner.  Peu d’entreprises actuellement sont conscientes de la valeur de leurs employés. La preuve en est dans les sélections interminables des entreprises pour l’attribution d’un poste. Il est mis dans la tête du postulant en permanence que c’est l’employé qui doit se vendre… mais rappelons-nous d’il y a quelques années, c’était les entreprises qui devaient se vendre auprès des postulants pour qu’ils les choisissent. Le rapport gagnant ne peut se faire au détriment d’une des deux parties. Une entreprise qui veut croitre doit le comprendre.

Retrouver la sérénité

Les techniques d’auto-hypnose, d’hypno-coaching, d’hypnothérapie ou de coaching vous seront très utiles pour vous dégager de l’émotionnel qui biaise votre réflexion, vos réactions et vos choix. Vous trouverez aussi beaucoup d’outils qui m’ont bien servi lors de cette mésaventure, dans mon livre Coaching Mental tome 1 : « Au-delà des possibles ».
http://gilbertdagon.com/livre-coaching-mental/

Pour décrocher simplement et prendre un peu de repos mental voici un audio à disposition, cela vous permettra de vous reposer et de recharger vos batteries.
http://gilbertdagon.com/audio-seance-gratuite/

Parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seul. Tout le monde peut être victime de mobbing d’un petit chef qui tyrannise. Personne n’est à l’abri, mais vous pouvez vous en sortir.

Aucun manager, aucun chef, aucune entreprise quel que soit le niveau de vie qu’elle vous permet de maintenir ne mérite de sacrifier sa santé.

ester-marie-doysabas-253267-unsplashVotre santé est votre bien le plus précieux.

Avec votre santé, vous pourrez trouver un autre travail et une entreprise plus saine.

Pensez à vous, parce que vous le valez bien !!!

Gilbert Dagon

www.gilbert-dagon.com

 

 

L’hypnose, une sorte de rêve éveillé.

Nous avons tous la capacité de rêver même si nous ne nous souvenons pas toujours de nos rêves.

Notre sommeil ne se fait pas d’une seule tranche linéaire, mais en plusieurs qui se différencient par des ondes cérébrales spécifiques mesurables.

Les rêves se produisent principalement dans une zone appelée sommeil paradoxal. Dans une nuit, cette zone est traversée plusieurs fois.

Nos rêves nous influencent directement et indirectement chaque jour même s’ils ne sont pas accessibles à notre mémoire, ou même si nous ne les comprenons pas.

Le rêve est une sorte de langage que notre inconscient nous transmet ou utilise dans différents objectifs ; assimilation par note psychique d’événements vécus, blessures affectives, digestion d’émotions, archivages d’expériences, restructuration cognitive, message important de l’inconscient. C’est comme un code informatique qui s’engramme à l’intérieur de nous dans la partie profonde de notre esprit.

Ce codage-langage de l’inconscient peut nous paraître mystérieux, confus, banal, ou même absurde parfois à la lecture de notre cerveau conscient.

En effet, ces deux parties de cerveau ne possèdent pas le même langage, les informations perçues et envoyées de part et d’autre ne leur sont pas accessibles directement.

Le cerveau conscient raisonne, procède par logique, utilise le langage, la langue, la rationalité, les mathématiques et la grammaire.

Le cerveau inconscient, lui, utilise l’imaginaire sur tous les canaux sensoriels en en privilégiant majoritairement deux, la plupart du temps.

L’inconscient utilise le langage symbolique, les métaphores, et les émotions. Il régule tout notre corps, nos fonctionnements automatiques et notre mémoire.

On comprend bien, dès lors, que ces deux cerveaux ne peuvent pas se comprendre et ont de la difficulté à communiquer ensemble. Pire la plupart des gens pensent comprendre les messages délivrés par leur inconscient en raisonnant, en cherchant des liens et de la logique alors que cela n’appartient qu’à la partie consciente et en aucun cas à la partie inconsciente.

Pendant notre sommeil, quand nous rêvons, même si le rêve est des plus oniriques nous ne doutons pas de sa vérité, de sa réalité. Ce n’est qu’une fois éveillé et peut-être en comparaison avec ce monde connu retrouvé, que tout ce qui était hors de ce cadre devient abstrait.

Nos rêves ont un impact direct, réel et mesurable sur notre corps, les pulsations cardiaques varient, le corps se réchauffe ou se refroidit, nous traversons des émotions qui peuvent transparaitre de manière subtile ou évidente.

Pourtant, tout se passe sur un plan purement mental. Quand vous rêvez que vous courrez, votre corps ne dépense pas d’énergie et pourtant votre respiration s’est modifiée, votre cœur a accéléré, vous pouvez même vous mettre à transpirer et brûler des calories. Vous obtenez des modifications biologiques et comportementales. Pourtant ce n’est que de l’imaginaire.

L’on comprend alors le pouvoir extrêmement puissant de l’imagination.

Prendre le contrôle de votre imaginaire, c’est prendre le contrôle de votre inconscient et de tout ce qu’il gère.

Lorsque la volonté est confrontée à l’imagination, c’est toujours l’imagination qui l’emporte, sans aucune exception. « Émile Coué »

Nous ne rêvons pas que quand nous dormons. Quand vous êtes perdu dans vos pensées, en dehors de l’action que vous étiez en train de faire, que ce soit en train de lire un livre, de regarder la télé, de faire la vaisselle, même de conduire parfois, vous rêvez les yeux ouverts.

Nous sommes comme déconnectés, nous disons en hypnose dissociée, de l’action présente.

Vous êtes sans vous en rendre compte parfois même, absorbé dans votre imaginaire, encodé de modalités sensorielles, hors de la réalité physique directe. Absorbé dans cette autre réalité qui peut être aussi physique. Nous y ressentons ce qu’il y a à ressentir, bien souvent à la fois à l’intérieur du corps (senesthésie) et à la fois au touché physique (kinesthésique).

L’activité vibratoire de notre cerveau se modifie alors et nous rejoignons le niveau paradoxal, mais de manière éveillée. Ce niveau d’activité vibratoire est nommé « onde Alpha ». Cette onde alpha qui caractérise une zone spécifique de notre activité cérébrale est commune à l’état de veille et de sommeil.

L’hypnose vient du Dieu grec du sommeil. C’est le dieu qui a la capacité d’endormir les dieux et les hommes. Il ne dort pas, lui, mais se situe juste entre les deux états. C’est l’état même dans lequel nous sommes en hypnose.

L’état paradoxal se caractérise par le fait de ne plus être tout à fait endormis et pas encore éveillés. C’est un état appelé aussi état hypnagogique où nous pouvons soit sortir du sommeil soit le poursuivre et redescendre dans ses profondeurs.

À quoi rêvez-vous lors de vos auto-hypnose automatiques ?

L’auto-hypnose est la façon de rentrer dans cet état appeler aussi « état de transe », par soi-même, sans besoin d’aucun support extérieur.

Le préfixe transe exprimant le fait d’être entre deux états, il caractérise aussi très bien ce qu’est l’hypnose, état entre veille et sommeil.

Le problème est qu’en ignorant cet état de rêverie vous vous coupez de son potentiel bénéfique. Vous êtes juste passivement dans cet état à subir les aléas de votre inconscient. Et même la plupart du temps vous ressassez vos problèmes, difficultés, anticipation, ou passé négatif. Ce qui renforce cette négativité en vous. Vous bouffant de l’énergie, des solutions, des perspectives positives.

L’auto-hypnose dirigée permet de prendre le contrôle de son imaginaire et de diriger ses rêves en bénéficiant de leurs pouvoir et impact créateur dans des objectifs prédéfinis et précis.

Nous pouvons ainsi, nous transformer en profondeur en modifiant des programmes automatiques installés en nous depuis certaines expériences, notre enfance, ou des apprentissages. Des programmes devenus inutiles ou obsolètes.

Nous transformons ainsi notre réalité, notre environnement, nos comportements, savoir-faire et croyances. Nous pouvons avoir une action directe sur nos émotions, et même les choisir.

Dans cet état d’hypnose, la partie consciente n’est pas déconnectée, elle reste présente, mais simplement comme un simple observateur de la machinerie inconsciente.Elle assiste passivement à la mise en place des nouveaux schémas qui prennent réalité dans l’imaginaire du rêveur.

« Cet état modifié de la conscience (EMC) ou état élargit de la conscience (EEC) permet une plus grande suggestibilité propice à l’intégration de changements physiques, psychiques, intellectuels, sociaux, professionnels, comportementaux et même neurobiologiques. » Dany Dan Debeix.

L’hypnose utilise le langage de l’inconscient pour lui parler directement et agir à son niveau.

La PNL Programmation Neuro Linguistique (NLP en anglais).

Technique de communication à visée thérapeutique (psychothérapeutique) créée dans les années 70 par Richard Bandler et John Grinder. La base de cette technique est née de l’observation et la modélisation de thérapeutes dit « hors du commun » quant aux résultats qu’ils obtenaient sur leurs patients.

Bien que ces techniques ont été adaptées à la vente, ce n’est pas à cela qu’elles étaient destinées à la base. La PNL n’est pas non plus une façon de lire dans l’esprit des gens comme certaines personnes le croient encore de nos jours. Cela n’a aucun rapport avec du spectacle, du mentalisme ou de la magie. Certains magiciens ou dit « mentaliste » prétendent utiliser des outils de la PNL mais en réalité il n’en est rien.
Une autre croyance persistante de nos jours est que la PNL n’est pas de l’hypnose, ce qui est absolument faut.

Voici un point de désaccord des fondateurs : A la question d’une participante d’un stage de formation à la PNL si les auteurs utilisent l’hypnose, voici leur réponse :

Richard : « Tout est hypnose »

John : « nous sommes en profond désaccord à ce sujet. L’hypnose, ça n’existe pas. Je préférerais que vous n’employiez pas de tels mots parce qu’ils ne symbolisent rien. Nous croyons que toute communication relève de l’hypnose. Toute conversation vise à hypnotiser quelqu’un. »

Réf : Les secrets de la communication 1981

Voilà comme les auteurs aiment à jouer avec les mots, car même John tout au long de leurs exemples et descriptions d’expériences ne parlent que de ce qu’on a coutume d’appeler « hypnose ».

Il est vrai qu’en 2016 le mot hypnose dérange encore. Et pourtant, combien de personnes font des transes hypnotiques plusieurs fois par jours sans même s’en rendre compte… en fait tous. Sic ! oui, oui, je peux l’affirmer, tous ! du moment que vous avez un cerveau plus ou moins en bon état de marche. Parce que l’hypnose utilise un état naturel du cerveau. Quelque chose qui bien souvent se fait tout seul, dont on n’a que rarement conscience et que surtout dans notre langage populaire nous appelons autrement.

La PNL aux Etats-Unis n’a jamais été séparé de l’hypnose. Il n’y a qu’en Europe, où l’on a été plutôt discret dans un premier temps sur cette composante tant à cette époque (années 80) l’hypnose avait mauvaise presse. Parce que la PNL était principalement destinée au monde de l’entreprise à cette époque en Europe. Peu en avaient fait leur technique thérapeutique.

Et dans le monde de l’entreprise, interdiction, bien évidemment, de parler d’hypnose. Rassurez-vous, aujourd’hui, soit pratiquement 36 ans plus tard c’est toujours le cas dans bon nombre d’entreprises. Oui, oui on peut en être effaré.

Puis les « héritiers », soit les personnes formées à la suite, n’ont pas compris peut-être l’importance de l’hypnose et ont fait de la PNL quelque chose de distinct, oubliant ce qui faisait fonctionner la PNL ; le travail avec l’inconscient. Et comment travailler avec l’Inconscient ? Je ne connais pas des milliers de méthodes qui permettent ce travail. L’hypnose est un merveilleux outil d’ouverture de la porte menant à l’inconscient. Puis les écoles de formation se sont misent à faire quelque chose que je trouve particulièrement malhonnête, et je tiens à vous en mettre en garde si vous êtes intéressez à vous former à la PNL. Ces écoles qui manquent clairement de déontologie et qui sont plus dans la recherche de profits, ont tout simplement mit en place deux cursus de formation bien distincts. : Un cursus PNL et un autre Hypnose Ericksonienne. Rappelez-vous, je vous ai dit que la PNL était née de trois thérapeutes dit « hors du commun » savez-vous de qui il s’agissait ?

Il s’agissait de Fritz Perls, Vriginia Satir, et celui qui a particulièrement influencé les auteurs : Milton Hyland Erickson.

Il n’y a pas plus Ericksonienne comme hypnose que la PNL.

Ces écoles ont séparé deux composantes de la même chose pour faire deux cursus à la place d’un seul, et elles vous vendent donc deux cursus au prix majoré alors que vous souhaitiez en faire un seul, mais complet.

Quand vous êtes dans un cursus Ericksonien on vous dira que nombre de chose que vous ne pouvez pas faire avec cette simple technique sont faisables en faisant le cursus PNL. Et si vous êtes dans le cursus PNL, on vous dira que pour que ce soit vraiment efficace, il faudrait faire le cursus hypnose Ericksonien.

Si la PNL est de l’hypnose très influencée par la pratique de Milton Erickson, l’hypnose Ericksonienne n’est pas la PNL, il est vrai que cela dépasse ce simple cadre.

Il est dès lors inadmissible d’apprendre la PNL sans outils d’hypnose.

Voilà ce qu’en disent les auteurs :

Tiré du livre « les secrets de la communication » 1981

« La programmation neurolinguistique

La programmation neurolinguistique constitue l’étape subséquente à tout ce qui a été fait en hypnose et en thérapie jusqu’à maintenant. Cette étape est plus avancée pour la raison suivante : cette approche vous permet de procéder sûrement et méthodiquement. La programmation neurolinguistique vous permet d’identifier précisément les options dont vous avez besoin pour aider un client à examiner son expérience subjective et obtenir des résultats prédéterminés. La grande majorité des procédés d’hypnose comportent une dimension de hasard : je fais une suggestion hypnotique à une personne et elle doit se trouver un moyen de l’appliquer. En programmation neurolinguistique, même lorsque j’ai recours à l’hypnose, je décris très précisément à mon client ce que je veux qu’il fasse lorsqu’il appliquera ma suggestion. C’est la seule différence importante existant entre notre approche et ce que les hypnotiseurs font depuis plusieurs siècles. Cette différence est cependant de taille puisque notre approche permet de prévoir les résultats exacts de nos interventions et d’éliminer les effets secondaires. A l’aide du recadrage, des stratégies et des ancres, c’est-à-dire de tous les outils que vous offre la programmation neurolinguistique, vous pouvez obtenir toutes les réactions que vous offre l’hypnose. C’est là un effet parmi tant d’autres. Les procédés traditionnels d’hypnose sont aussi très intéressants. Et c’est encore plus intéressant de combiner la programmation neurolinguistique et l’hypnose. »

Je crois que tout est dit. C’est pourquoi dans pratiquement tous les livres de ces auteurs, il y a plusieurs chapitres qui sont entièrement consacré à l’apprentissage, la description de mise en hypnose (induction).

Les écoles qui forment réellement à la PNL forme à l’hypnose également à l’intérieur ou si elles forment à l’hypnose, utilisent des outils de la PNL.

Gilbert Dagon

 

La préparation mentale dans le sport

 

Avec la pratique et l’expérience, le contact régulier avec les sportifs et leur histoire, je peux constater qu’il y a préparation mentale et préparation mentale dans le sport.

Il y a tant de gens qui se prétendent préparateur mental alors qu’ils n’ont qu’une formation évasive du coaching en plus d’une solide expérience d’un sport spécifique.

Et l’on ne parle même pas ici d’une quelconque formation en en ce qui devrait être la base : le mental, qui induit nécessairement l’apprentissage de l’utilisation du cerveau ou de parties de celui-ci bien distinctes.

A une époque où tout le monde se qualifie de coach de n’importe quoi sans en avoir acquis les connaissances et les compétences, je souhaite mettre en garde ici les sportifs qui chercheraient les ressources de leur mental.

La préparation mentale passe forcément par une modification de l’état de conscience, soit par l’hypnose ou des techniques utilisant l’état hypnotique tel que la PNL. (voir article sur la PNL : plus haut )

Si votre préparateur mental n’utilise que des techniques de questionnements et de motivations, ce n’est pas de la préparation mentale tel qu’on l’entend aujourd’hui en 2017.

Même un préparateur qui ne vous fait que « visualiser » des objectifs ou autres, ne remplit pas les critères d’aujourd’hui de la préparation mentale.

La visualisation ou les techniques de motivations représentent des techniques de coaching ou de préparation tel qu’on pouvait le faire il y a plus de 40 ans aux USA ou dans les grandes nations de sport.

Nous n’en sommes plus là, heureusement, car ces outils ont leurs limites. Et ces limites sont déterminées par notre conscient.

Un scientifique, George A. Miller  a déterminé dans les années 60 que notre conscient pouvait gérer 7 plus ou moins 2 informations simultanément. C’est-à-dire 5 au pire et 9 au mieux. Aujourd’hui l’on sait que c’est nettement moins que ça, voir qu’une seule à la fois mais de manière si rapide que cela nous donne l’illusion d’en traiter plusieurs simultanément. C’est-à-dire que notre conscient est très limité. Qu’en est-il de notre inconscient ?

Et bien lui peut gérer 20 milliards de milliard d’informations simultanément. D’ailleurs d’après vous quelle est la partie du cerveau, conscient ou inconscient qui gère un « double axel » au patinage artistique ?  Est-ce le conscient ou l’inconscient qui gère l’orientation dans l’espace et tous les mouvements en l’air d’un sauteur au trampoline. Voir même le calcul d’une trajectoire ainsi que la puissance ou le lift à produire sur un ballon pour tirer un coup franc pour un footballeur ?

Le conscient est absolument incapable de faire ces choses si prodigieuses. Alors pourquoi travailler avec cette partie là ? c’est la limite qu’atteignent bon nombre d’entraineurs, et ils touchent le fond quand ils disent à leurs sportifs : « concentre-toi ! réfléchis à ce que tu fais ! si tu veux tu peux ! »

En réalité cela bloque le sportif qui perd la seule partie apte à gérer ce qu’elle fait. L’entraineur en croyant bien faire engendre le blocage qui peut être définitif. Je reçois chaque semaine à mon cabinet des sportifs victimes de ces entraineurs si bien intentionné mais manquant cruellement de savoir-faire et de connaissances en la matière.

Le seul travail possible se trouve dans l’inconscient car c’est cette partie qui est à la gestion du corps. Cela suppose un apprentissage et surtout une certaine remise en question de bons nombres de croyances populaires, ou de fonctionnements périmés. Faut-il encore avoir le courage d’admettre ses limites.

Les américains utilisent l’hypnose dans le sport depuis les années 80, inscrite comme phase d’entrainement intégrée à toutes les fédérations de sport.

Les Français en ont pris conscience il y a à peu près une dizaine d’année et constatez comment les médailles olympiques ont progressées. Capable de battre les américains sur quelques disciplines de natations par exemple.

Ceci parce que la préparation mentale utilisant l’état modifier de conscience (hypnose) a été intégrée aux entrainements.

Longtemps les champions Français ont utilisé ces techniques de manière individuelles et en toutes discrétion, c’est ce qui se produit aujourd’hui en Suisse. Nombre de sportifs que je prépare mentalement ne souhaite pas le divulguer pour plusieurs raisons. La première est d’avoir un avantage sur leur concourant en les laissant dans l’ignorance, la deuxième est que parfois l’entraineur veut garder jalousement le monopole sur « son » sportif, à la manière d’un gourou. Cela est triste, il ignore que dans les fédérations dignes de ce nom, il y a au minimum quatre axes de travail spécifiques fait par des gens qui en ont les compétences particulières : la Technique, la Tactique, le Physique, et le Mental. Je suis effaré de constaté que la plus part des jeunes espoirs dans nombres, si ce n’est dans tous les sports n’ont même pas de préparateur physique spécifique qui va travailler sur le développement musculaire spécifique au sport sur trois étapes PPG, PPA et PPS et ceci en personnal training. Imaginez une nation de sport comme l’Amérique à ce niveau-là !!!!

Faut-il que cette ancienne génération, si pragmatique et si dépassée partent en retraite comme cela s’est produit en France pour que les esprits s’ouvrent et qu’il y ait des prises de consciences.

Une préparation mentale va forcément passer par un état modifier de conscience dans lequel il sera possible d’accéder à l’inconscient et de ce fait de jouer avec les ancres ( activation, désactivation, empilage), faire un travail de nettoyage mémoriel d’anciennes expériences négatives ou d’échecs, modélisation, recadrage, définition d’objectif, création power move, utilisation des submodalités, gestions des émotions, gestions du stress, concentration, focalisation, développement de la confiance, utilisation de la régénération accélérée, gestion du sommeil, et de la récupération. Nourrir le plaisir et l’amusement qui souvent s’altère tout au moins ou carrément disparait parfois, et souvent entretenu par de mauvais coachings ou entrainements. Gestion de blessures éventuelles. Gestions de l’environnement… etc. etc…

Si vous êtes préparateur mental et que tout ceci n’évoque rien pour vous, formez-vous ! Pas pour votre égo, mais pour le bénéfice des sportifs que vous avez accepté d’accompagner. Pour leur donner le maximum de ce qu’il est possible de faire sur le plan mental au niveau de connaissance que nous avons en 2017 et pas 1940.

Une formation en hypnose digne de ce nom doit être au minimum de 30 jours à temps complet. C’est-à-dire 225 heures de cours, de formation hors temps de lecture ou de pratique. Le temps de lecture et de pratique est toujours équivalent aux heures de formation. Donneriez-vous votre confiance à un entraineur qui n’a fait que 4 jours de formation dans le sport que vous faites ?

Sportif !  Renseignez-vous sur le niveau de formation du préparateur que vous choisissez. Parce que Vous méritez ce qu’il y a de mieux !

www.hypnose-mental-sport.ch

L’auto-hypnose thérapeutique 

Article paru dans le recto-Verseau décembre 2016

Les pensées négatives seraient capables d’aggraver des maux aussi divers que migraines maladies de peau, insomnies, maux de dos, prise de poids… etc.

Il est couramment admis dans le milieu hospitalier que 80% des maladies sont d’ordre psychosomatique.

En effet, 8 consultations sur 10 auprès d’un généraliste le sont pour une maladie ou un trouble que l’on appelle fonctionnel. C’est-à-dire un mauvais fonctionnement d’une partie du corps.

Ainsi, seulement 2 consultations sur 10 ont lieu pour un problème dit lésionnel, c’est à dire pour quelque chose qui est cassé dans le corps.

Donc sur 10 malades, 8 viennent pour des troubles, à un organe ou nerf, muscle qui se met à mal fonctionner sans aucune cause apparente. Du point de vue mécanique tout va bien, tout est en parfait état, et pourtant ça ne marche pas, ou cela ne fonctionne pas comme cela le devrait. Ce qui relève d’une vraie problématique pour les médecins qui ne trouvent pas de cause et donc pas de vrai remède et ne peuvent que soulager l’effet.

Alors comment explique-t-on ces pathologies sans causes physiques apparentes ?

Cette question trouve sa réponse dès lors que l’on commence à s’intéresser au cerveau et au branchement neuronal : le système nerveux ne donne plus les bons ordres à la partie du corps défaillante ; il ne remplit plus sa fonction ou ne s’occupe plus correctement des parties lésées.

Le système nerveux périphérique est la partie qui gère absolument toutes les fonctions de notre organisme, que ce soit dans les phases de repos ou d’activités. Le système nerveux périphérique est géré lui-même par le système nerveux central. Il gère les informations sensorielles, coordonne les mouvements musculaires et régule le fonctionnement des autres organes. Il régule également les émotions et l’intellect. C’est un ensemble de nerfs sensitifs et moteurs qui relient les organes, les muscles, la peau, les viscères, etc., au cerveau (tronc cérébral).

Donc si le système nerveux périphérique ne remplit plus sa fonction correctement c’est que le système nerveux central, le cerveau, ne lui donne plus les bons ordres.

Ce blocage ou cette inhibition constitue en moyenne 80% des consultations auprès d’un médecin généraliste.

Quelles pourraient être les causes de disfonctionnement ?

Surmenage régulier ou constant, tensions émotionnelles, stress, émotions négatives fortes… et l’on peut continuer longtemps à énumérer ces inconvénients qui sont rencontrés dans tant de situations de notre quotidien.

On peut aisément prendre le raccourci et dire que le stress est la cause de toute maladie psychosomatique. Les chocs émotionnels ou psychologiques, les angoisses, l’anxiété, les soucis, les traumatismes émotionnels et psychologiques, les peurs etc. mènent assurément au super stress. Quand la personne ne peut plus faire face à ce super stress, c’est le cerveau qui commence à se dérégler. Ce dérèglement du cerveau entraine celui des fonctions nerveuses et cela fini par une défaillance fonctionnelle dans un organe ou un muscle.

(La plus grande absurdité est de vouloir résoudre un problème psychologique par un moyen physique, et pourtant…)

Si l’on part de la définition de l’Inconscient : tout ce qui n’est pas conscient (Milton H. Erickson), notre inconscient nous est individuel, il est toujours présent en nous que nous soyons en activité ou en sommeil, il est réactif c’est-à-dire, il ne fait rien sans une demande, ou un ordre extérieure, il encode le temps et maintient notre impression de la réalité même si, lui, se situe en dehors de l’espace et du temps. Il utilise nos apprentissages pour en faire des boucles ou des modes de fonctionnement automatiques. De plus cette partie gère notre mémoire et conserve ainsi toutes nos expériences mémorisées ou oubliées, toutes ces expériences de vie qui influencent en permanence notre comportement physique, psychique et émotionnel. Cette partie de nous-même est extrêmement créative et, par synthèse de nos expériences de vie, est capable de générer de nouvelles ressources. Elle pourrait être comparée à un animal ou un enfant de 6 – 7 ans de par son fonctionnement simple ; elle est littérale, ne comprend pas la grammaire et plus particulièrement la négation, de plus, elle va privilégier dans l’ordre la survie, le plaisir et la facilité.

Cet inconscient, qui a environ une demi seconde d’avance par rapport au conscient, a la capacité de traiter énormément d’informations simultanément. Il peut prendre en charge de manière automatique nombre de tâches variées et souvent ignorées du conscient, tel que le fonctionnement de l’organisme pour ne citer que cela.

Dès lors, on peut comprendre que cet inconscient pourrait être très utile à la gestion de nombreux maux.

Le monde scientifique a largement diffusé le message que l’on n’utiliserait que 10% de notre esprit conscient, qui constitue la trame principale du film de Luc Besson, « Lucie ». Le psychologue américain,  George A. Miller, a définit que les capacités cognitives humaines de traitement de l’information sont limitées à « sept plus ou moins deux » éléments.

Si l’on garde ces deux informations de base scientifique : 10% de notre cerveau est utilisé par notre conscient, et qu’il ne peut gérer que 10 informations simultanées (si on arrondit 7+- 2) d’après vous combien notre inconscient peut-il gérer d’information simultanées ?

Et non ce n’est pas 90 ou 100, que l’on pourrait trouver par une simple règle de trois pour les plus cartésiens. Le chiffre, somme toute approximatif, on en conviendra, est avancé de 20 milliards de milliards d’informations simultanées. Et oui, c’est votre inconscient qui régit en permanence toutes les fonctions de votre organisme à commencer par la régénération cellulaire, en passant par la production ou régulation des hormones, pour finir à la perception de toutes les infos qui nous parviennent en permanence de par nos cinq sens.

Donc nous n’utilisons pas 10% de notre capacité cérébrale consciente, nous en utilisons 0,0000000000…… et on peut continuer un moment avant de mettre le 1.

Alors, d’après vous, pour apprendre plus vite, mémoriser, être plus performant, ou se guérir, il serait préférable d’avoir recours à quelle partie de cerveau ?

Depuis la nuit des temps nous connaissons la fracture naturelle qui existe entre notre cerveau conscient et notre inconscient. Nous en avons des manifestations à travers des écris mais aussi des héritages. De par le monde cela a revêtu différents noms, différentes formes. On a fait bouger le corps et on a appelé ça « yoga », on a fait répéter un mantra pour saturer le mental et on a appelé ça «méditation» et toutes sortes de méditations et de yogas   sont nés. On a multiplié les perceptions sensorielles et cela s’est appelé parfois chamanisme. Et toutes ces pratiques ont un point commun : faire vivre une transe, c’est-à-dire un état élargit de la conscience. Où tout à coup la communication entre le conscient et l’inconscient peut se faire, à condition encore que l’on parle son langage.

Dans notre monde moderne, occidental on a appelé ça « hypnose » depuis qu’un chirurgien écossais (James Braid) en 1843 l’a nommé ainsi en donnant une description, et des moyens de reproductions scientifiques. Hypnose est le dieu grec du sommeil, celui qui endort les hommes et les dieux, au passage, lui ne dort pas, c’est le veilleur.

Le mot hypnose décrit indifféremment deux choses : l’état, et la technique. On fait de l’hypnose pour rentrer en hypnose. Cet état nous sert à ouvrir la porte à la communication avec l’inconscient, et ensuite cela nous permet de lui parler afin qu’il agisse sur ce à quoi il commande, ces 20 milliard de milliard de possibilités simultanées en nous, et… le système nerveux central ! Donc avec l’hypnose nous ne perdons pas le contrôle mais paradoxalement nous gagnons le contrôle sur ce qui d’habitude nous échappe.

Faut-il encore communiquer avec lui avec son langage. Ce langage est fait d’imaginaire, de symboles et d’émotions. Sans ces trois ingrédients, l’inconscient ne comprend qu’une succession de sons, plus ou moins raccrochés à de vagues concepts.

L’imaginaire ne veut pas dire forcément se fabriquer des images. Si je vous demande de penser au son d’une cloche, ou d’une porte qui grince, ou de laisser passer dans votre fort intérieur votre musique préférée, vous êtes peut-être capable de l’entendre. De sentir comment vous étiez dans ce souvenir de vos dernières vacances, peut-être êtes-vous capable en vous y immergeant complètement de ressentir ce que vous ressentiez, mais faites attention à ne pas entrer trop vite en transe hypnotique ! Je plaisante, quoi que…, on y rentre plus vite que l’on croit puisqu’il s’agit d’un état naturel. Ah ! Oui, au fait, pour celles et ceux qui ne penseraient pas être hypnotisables, comme on aime encore à le dire parfois. Il n’y a qu’un prérequis à pouvoir entrer en hypnose (pour mettre les autres en hypnose également soit-dit en passant), c’est d’avoir un cerveau et plutôt en bon état de marche. Cela vous rassure j’espère.

C’est très étonnant, que durant toute notre enfance, on ne nous apprend pas plus sur l’utilisation de notre cerveau et de ses immenses possibilités. On préfère se concentrer sur l’utilisation de technologies toujours plus puissantes et nous rendre de plus en plus dépendant plutôt que de chercher à comprendre comment fonctionne ce truc qui flotte au-dessus de nos épaules.

Le travail avec l’inconscient est donc essentiel pour résoudre les problèmes de type psychosomatique, puisque c’est lui qui les a générés.

L’Hypnose nous permet de faire se travail grâce à cette communication qui nous permet de reprogrammer dans le système nerveux central le fonctionnement souhaité ou de comprendre ce que cherche à obtenir l’inconscient dans telle ou telle action. Et puis deux manières de le satisfaire : lui donner ce qu’il cherche, ou lui demander de trouver une autre façon d’obtenir ce qu’il veut. Cela se passe par des jeux mentaux et des techniques de langages. Nous avons en nous tout pour nous rendre malade, nous y avons aussi tout pour guérir et nous maintenir en parfaite santé.

L’auto-hypnose est la technique par laquelle on s’hypnotise soi-même et avec laquelle on peut agir sur soi en parfaite autonomie.

C’est la seule technique que je connaisse qui ne présuppose aucun élément extérieur à soi pour accéder à la guérison et à ses immenses ressources.

L’autonomie nous rend maître de notre destin. (Hanluo Taihan)

Article paru dans le Recto-Verseau décembre 2016

Gilbert Dagon

Hypnopraticien / Master Coach

Représentant et formateur à l’Ecole Centrale d’Hypnose pour la Suisse.

L’hypnose et les enfants

Nos enfants sont l’avenir de notre monde, il convient donc d’en prendre soin…

Le néo-cortex siège de notre conscient, continue de se développer bien après la naissance. De ce fait, la fracture entre conscient et inconscient, importante chez l’adulte, est très fine chez l’enfant. Les enfants ont accès à toutes leurs ressources en quasi permanence. Des ressources qui sont en développement continu, comme des programmes informatiques qui seraient conçus ou mis à jour en tout temps pour le fonctionnement optimum de la machine selon trois critères prioritaires pour son développement, ; à savoir la survie, le plaisir et la facilité. Cependant les programmes insérés utiles à une époque se retrouvent être caducs à d’autres, ou inadaptés à de nouvelles situations. Seule manière de changer un programme, c’est de le « déprogrammer » et d’y mettre un programme plus adapté. Comme ces programmes sont inscrits dans notre inconscient, il ne sert à rien de chercher à le régler au niveau conscient. D’ailleurs, s’il suffisait d’avoir conscience des raisons de nos problèmes, nous ne devrions pas avoir de problèmes persistants.

Nos enfants ont un ensemble de possibilités en développement qui sont facilement accessibles. Elles constitueront les possibilités de leur futur, de leur vie. Il convient donc de leur permettre d’acquérir des apprentissages adéquats et favorables à leur bien-être et à leur santé.

Rispéridone, Palipéridone, Quétiapine et Tiaprid : ces médicaments sont utilisés pour traiter la schizophrénie, les troubles bipolaires ou d’autres types de maladies mentales. Mais ces traitements sont de plus en plus prescrits par les médecins aux enfants et adolescents souffrants de déficits de l’attention ou d’hyperactivité. Auparavant, ces troubles étaient soignés avec de la Ritaline, mais les prescriptions de neuroleptiques ont explosé en dix ans,

Ces médicaments, bien qu’efficaces, peuvent provoquer des effets secondaires graves

Selon l’Association des pharmaciens Pharmasuisse, la vente de ces médicaments a doublé depuis 2002.

Jusqu’où va-t-on aller dans l’absurdité ?

L’hypnose utilise l’ensemble des capacités du cerveau et peut aider et apporter des solutions naturelles là où la médecine se limite à traiter les symptômes par de la médication.

Ne voulez-vous pas donner une alternative efficace et naturelle à la Ritaline à vos enfants ?

L’amincissement par l’hypnose

Posté le 5 décembre 2013 dans Articles de presse.

LE GOMMAGE DES KILOS EN TROP

Comment le psychisme pèse son poids sur la balance ?

Dès l’enfance, les petites filles au travers de leur poupée Barbie sont modelées. Mais les kilos en trop ne se conjuguent plus uniquement au féminin, les hommes aussi se sentent de plus en plus concernés.

Certaines personnes aguerries s’y prennent à l’avance pour se préparer un improbable régime qui s’estompera pour cause de frustration.

Et curieusement, moins elles mangent, plus elles y pensent, comme si les kilos « perdus » leurs manquaient. Car là est la faiblesse des méthodes qui veulent faire « perdre » plutôt que « gagner ». Gagner de la santé, de l’énergie, de la confiance en soi, toutes ces vertus qui leur feraient préférer naturellement une alimentation équilibrée et adéquate à leur nature.

Car tous ces gains nous donnent les moyens de nous « débarrasser » de ces kilos en trop. C’est pourquoi de telles méthodes positives obtiennent des résultats probants.

L’idéalisation de l’image du corps nous éloigne de nous-mêmes et donc de toute satisfaction.

C’est pourquoi avant de se lancer dans un régime aléatoire est-il essentiel de se poser les bonnes questions ?

Qu’est-ce qui nous pousse à manger trop ou trop mal ? Une mauvaise éducation alimentaire ? Des problèmes psychologiques récents ou anciens ?

Tous ces éléments peuvent générer de fausses informations et dérégler le centre de satiété qui enregistre un nouvel automatisme erroné. Il perçoit alors des messages de faim inexacts.

La sensation de fringale ou de vide digestif est une impression, une sensation subjective.

L’obligation de manger, le rapport récompense-punition vécus dans l’enfance sont quelques uns des messages teintés d’affectif qui peuvent se substituer aux vrais signaux de faims. Ils deviennent un engramme perturbateur.

« Si tu n’obéis pas, tu seras privé(e) de dessert ! », formule réitérée à un enfant contribuera à installer chez lui un lien gourmandise-récompense qui viendra se greffer pour chaque bonne journée, bonne nouvelle, etc. Compte tenu de son implication émotionnelle, le symbole fonctionnera également pour toute déception comme une consolation et compensation à la frustration ressentie.

Vous ne décidez pas : « Tiens, je vais prendre 3 kilos pour ne pas rentrer dans mon jean ! ». La prise de poids étant de l’ordre de l’inconscient, l’hypnose est une thérapie totalement efficiente pour enrayer le comportement alimentaire erratique. Elle est un levier puissant pour débloquer en quelques séances les cercles vicieux psychologiques et les résistances inconscientes. Son action vise un changement définitif et durable. Elle reprogramme votre horloge biologique de la faim qui s’est enrayée conséquemment à une mauvaise éducation alimentaire dans votre enfance et/ou à des conflits psychologiques récents ou anciens, conscients ou inconscients. Votre cerveau s’est mis à transmettre des informations de faim, physiologiquement fausses se traduisant par des sensations physiques de fringale ou de « vide digestif » anarchiques.

L’hypnose vous donne les moyens de restaurer ce processus pour que les signaux de faim correspondent à de véritables besoins physiologiques. En reprogrammant l’hypothalamus et le fonctionnement cellulaire, elle permet la libération du surpoids emprisonné.

Sous hypnose le temps est aboli, vous permettant de visualiser rapidement les changements qui s’amorcent. Vous pourrez déjà ressentir le résultat escompté. Vous allez vous identifier aux thèmes évoqués par le thérapeute parce que vous les vivez émotionnellement. Au cours de la séance, vous vous sentirez littéralement à l’intérieur de vos cellules, de votre corps reprenant les commandes de votre organisme.

C’est ainsi que vous allez progressivement réapprendre à vous détendre, retrouver confiance en vous, vous réconcilier avec votre image, vous sentir mieux dans votre peau, vous réapproprier votre corps, vous familiariser avec la part refoulée de votre être, restaurer en vous un lien adéquat avec la nourriture.

Votre sensation de faim va se normaliser, vos tentations vont se raréfier, votre besoin de compenser va s’estomper.

Bien dans votre corps et dans votre tête, vous allez vous libérer un à un de vos kilos superflus. Vous allez mincir sans vous priver.

Témoignage – Sophie L.

« J’avais quelques kilos en trop avec une tendance à grignoter souvent par gourmandise. Dans la séance, j’ai vraiment eu le sentiment de me réapproprier mon corps et d’être vraiment centrée. C’était étonnant et très agréable. J’avais une sensation de légèreté et la sensation palpable que tout mon corps travaillait à se débarrasser des toxines. Dans les semaines qui ont suivi, mon alimentation a changé naturellement car je n’étais plus attirée par ces aliments favorisant le surpoids. En 3 mois, je me suis débarrassée de 8 kilos. Mais il n’y a pas que ma silhouette qui s’est transformée, j’ai vraiment changé en profondeur. Je suis devenue plus positive et j’ai appris à aimer mon corps, à m’aimer. Pas besoin d’avaler des tas de pilules ou de faire ces maudits régimes. L’hypnose ça marche vraiment ! »

Article Co-écrit par Catherine DESCRE et Dany Dan DEBEIX